Semaine folle et panique à bord!
Toutes les références techniques du CAC 40 ont volé en éclats depuis le début de cette semaine totalement folle. Après une purge de plus de 9% lundi, le marché parisien enchaîne un -8% deux jours plus tard. En l’espace de 72h, le CAC 40 inscrit donc les 2 pires séances de son histoire.
Après avoir enfoncé des seuils qui semblaient solides comme 4000, 3800 et 3500, le CAC s’est permis une incursion sur 3400 points. Dans l’ambiance actuelle on se demande quel est le plancher et bien difficile de faire des prévisions tant les contre-pieds sont violents. Si les 3400 ne résistent pas alors il faudra lorgner vers 3000 points, un scénario assez noir mais qui en ce moment peut être envisagé d’un jour à l’autre.
Wall Street a bien tenté de remonter la pente, d’échapper au tsunami baissier qui a déferlé sur l’Asie en milieu de nuit puis dévasté les indices boursiers à travers l’Europe.
Et cela a failli marcher: le Dow Jones gagnait pratiquement +2% à 45 minutes de la clôture, le Nasdaq près de +2,5% mais Henry Paulson a évoqué de nouvelles faillites d’institutions financières, la lenteur de l’assainissement de la situation… et les gains se sont évaporés en quelques minutes.
Les indices US ont rebasculé dans le rouge, alignant une 6ème séance de repli consécutif, le Dow Jones (-2%) a clôturé pratiquement au plus bas du jour, sur le seuil des 9.350Pts.
Ce mercredi, sept banques centrales dont la BCE et la Fed ont frappé un grand coup mercredi en abaissant de manière simultanée et inattendue leurs taux directeurs, alors que la crise financière enfle et menace de plus en plus la croissance.
La Banque centrale européenne (BCE), la Réserve fédérale américaine (Fed) et leurs homologues suédoise, britannique, canadienne et suisse ont toutes baissé leurs taux respectifs d’un demi-point de manière concertée. Et au même moment, la Chine a aussi annoncé une baisse des taux des prêts à un an.
Autant de mesures qui n’ont apporté qu’un très court répit aux Bourses mondiales, qui ont continué leur dégringolade mercredi. A la clôture, les places européennes étaient nettement dans le rouge: Londres chutant de 5,18%, Francfort de 5,88% et Paris de 6,39%. L’action des banques centrales est pourtant exceptionnelle et très importante : il faut remonter à 2001, après les attentats du 11 septembre, pour retrouver un exemple comparable d’action concertée, mais de moindre ampleur à l’époque.
Cela n’est pas suffisant pour restaurer la confiance chez les investisseurs pris de panique et en recherche de liquidités à tout prix. Ces derniers temps, le crédit s’est raréfié, en raison d’un climat de méfiance extrême lié aux difficultés des banques :
Hypo Real Estate en Allemagne, UniCredit en Italie, UBS en Suisse… La liste des établissements dans la tourmente ne cesse de s’allonger, et les Etats volent à leur secours. Mercredi, c’est le Royaume-Uni qui a annoncé un plan de sauvetage de ses banques, tandis que l’Italie prépare “des mesures d’urgence”.
Malgrès cette chute impressionnante et historique le marché semble mur pour un rebond violent sur les 3400. On peut tenter des achats à bon compte sur les valeurs les plus massacrées pour faire des profits en un temps record. Mais attention il s’agit de faire des achats en gardant constamment un oeil sur la bourse. Pour investisseur averti uniquement !

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