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Les offres publiques d’achats (OPA)

Une Offre Publique d’Achat c’est quoi ?

C’est une opération par laquelle une société acquiert 100% du capital d’une autre société, dite société cible.  La société qui lance l’OPA propose un prix pour acheter le plus possible d’actions aux différents actionnaires.  Pour que l’opération réussise il faut que la société rachète plus de 50% du capital de la société cible. Cette OPA peut-être hostile ou amicale suivant les accords passés entre les deux sociétés.

Pourquoi une valeur augmente parfois dans de grandes proportions lorsqu’elle est la cible d’une O.P.A. ?

Quand une société a le désir de prendre le contrôle d’une autre société, il convient qu’elle propose un prix suffisamenment élevé pour qu’il soit attractif afin que les actionnaires actels vendent alors que, sur le cours de bourse, ils avaient plutôt intérêt à conserver le titre dans leur portefeuille. Si la société acquéreuse n’offre pas une prime par rapport à la cotation boursière, il n’y aura que très peu de titres sur le marché. Les actionnaires conserveront leurs titres et la société intéressée ne parviendra pas à prendre le contrôle de la société convoitée et, si possible, un contrôle total qui permettrait un retrait de la cote ainsi qu’une fusion des synergies liées à cette fusion et au rapprochement avec l’entreprise qui vise la cible. Par ailleurs lorsque le capital est très dispersé, en cas d’offre public d’achat, certains spéculateurs misent sur une augmentation de l’offre et ramassent des titres au-dessus du prix qui était, initialement, proposé, dans l’espoir de forcer l’acquéreur à casser sa tirelire. Ces manoeuvres  sont licites mais ne sont pas toujours couronnées de succès. L’an dernier, nous avons pu le constater avec l’offre publique manquée du groupe Fugitsu Servuices sur GIF informatique. Le groupe Fugistu n’a pas remonté son offre et a laissé l’entreprise vivre sa vie… Le cours a été divisé par plus de deux en un an !

Comparatif SRD versus CFD

Cette vidéo très intéréssante de Wh selfinvest nous présente un comparatif du Service à Règlement Différé contre les Contracts For Difference .

Le SRD est populaire car il permet d’investir avec un effet de levier et de jouer la baisser sur des actions. Pourtent le CFD permet de faire les mêmes choses mais avec plus d’avantages :

Jouer la baisse ?

Beaucoup de monde pense qu’en cas de marché baissier il est impossible pour un petit porteur de gagner de l’argent ; c’est faux. Pour d’autres, jouer la baisse est souvent mal vu car ces pratiques sont considérées comme de la spéculation.  C’est pourtant une pratique nécessaires.

Contrairement à ce que l’on dit, jouer la baisse n’est pas réservé uniquement aux professionnels et hedge founds. En réalité il existe plein de moyens de jouer la baisse et cela ne rhyme pas forcément avec risque. En effet jouer la baisse lors d’un marché baissier se révèle au final bien moins risqué que de jouer la hausse !

Les plus connus sont certainement les Warrants PUT qui à l’inverse des CALL permettent de jouer la baisse. Ce sont pourtent des produits risqués que je vous déconseille fortement si vous débutez en bourse, car ils ont un effet de levier important et un facteur temps à prendre en compte (plus le temps passe plus le warrants perd de valeur !) Ce sont des produits qui sont émis par les banques pour enrichir les banques.

Personnellement j’utilise actuellement la Vente à Découvert qui est accessible sur tous les principaux courtiers en ligne français. Appellé dans notre jargon boursier “vade”

Pour prendre un exemple concret, vous pouvez vendre à découvert des actions que vous ne possédez pas.
Vous vendez par exemple le titre X à 100 euros, et vous achetez votre position plus bas au cours de 80 euros par exemple. Vous avez ainsi gagner 20 % sur un sous-jacent pourtant en baisse. 

Il faut cependant savoir, que les frais sont un peu plus conséquent (4 euros environ par ordre en plus chez fortuneo pour la vade) qu’ il faut posséder un compte titre classique, et non un PEA et que la vente à découvert est réservée aux actions éligibles au SRD ( service à réglement différé environs 120 actions côtées à Paris)

Il faut aussi savoir aussi qu’il y a une liquidation mensuelle, c’est à dire qu’à la fin du mois vous devez “passer à la caisse”, c’est à dire prendre vos pertes si vous avez des pertes, ou prendre vos gains si vous avez des gains mais rien ne vous empêche de garder vos positions ensuite. Pour plus de détails je vous conseille de faire une recherche sur “SRD” (service à réglement différé ou sur “Vente à découvert”)

Il existe un autre moyen mal connu car non disponible sur nos brokers français mais pourtent plus intéressant que le SRD : le CRD. Je publierai un comparatif avec le SRD bientôt.

Les dividendes (également appelés “coupons”)

Les dividendes c’est quoi ?

Les actions procurent deux types de revenus à leurs détenteurs :
- la plus-value, matérialisée par la différence positive entre l’achat et la vente de titres,
- le dividende, aussi appelé “coupon” qui est une part des bénéfices de l’entreprise, versé chaque année aux actionnaires.

Le principe des dividendes :

Une action représente un titre de propriété d’une partie d’une entreprise, le détenteur qui prend le risque d’apporter ses économies au fonctionnement de la société est associé à l’affaire et en partage les avantages et les inconvénients. Ainsi, en cas de faillite, ses actions ne valent plus rien, mais par contre si la société réalise des bénéfices il est normal qu’il y soit intéressé. Cet intéressement aux bénéfices s’appelle le dividende.

Certaines sociétés sont plus généreuses que d’autres. Pour les plus généreuses, on parle de sociétés de rendement, avec des dividendes qui peuvent atteindre 4 à 6% de la valeur de l’action. Cette politique permert de fidéliser les actionnaires. D’autres préfèrent investir, rembourser leur dettes, et reversent moins à leur actionnaires. C’est une question de choix stratégique, ces décisions étant prises en assemblée générale, et pouvant très bien varier d’une année sur l’autre. Mais il ne faut pas croire qu’il vaut mieux se tourner vers les sociétés de rendement plutôt que celles qui ne versent quasiment aucun dividende.

Mesure de la générosité d’une entreprise :

Pour mesurer la générosité d’une entreprise, nous pouvons calculer deux choses :

Le taux de distribution = Dividendes / Bénéfice Net

 

Ce taux mesure le pourcentage des bénéfices qui sont redistribués aux actionnaires. Certaines sociétés adoptent à cet égard une politique de stabilité en décrétant par exemple que 50% des bénéfices réalisés seront distribués.Quoi qu’il en soit, le versement du dividende est plutôt l’apanage des sociétés traditionnelles oeuvrant sur des secteurs en croissance. Le secteur technologique qui ne réalise que peu, ou pas de bénéfices, préfère réinvestir cet argent, compte-tenu de ses besoins de capitaux importants afin de financer son innovation et sa croissance.

Après le taux de distribution vu précédemment, la deuxième notion de la générosité d’une entreprise est le rendement :

Le rendement = Dividende / Cours de l’action

Un rendement élevé peut signifier deux choses, la première que les bénéfices sont importants et que l’entreprise est généreuse, la deuxième, que le cours de l’action est très bas.

Combien de temps doit-on détenir une action pour pouvoir toucher son dividende ?

On dit souvent que cela ne sert à rien d’acheter une action la vieille du détachement d’un dividende pour éspérer faire une plus value rapide. En effet, le cours de l’action s’ajuste à la baisse le lendemain matin de telle sorte qu’il n’y ait pas d’écart de valorisation d’un portefeuille entre la veille du détachement du coupon et le jour même. Pourtent, pour les entreprises côtées à la bourse de Paris la règle est très simple. Un actionnaire qui achète une action la vieille du détachement du dividende, encaisse ce dividende le lendemain matin, le dividende étant distribué pendant la nuit.

Exemple : Si un titre paye son dividende le 5 janvier, vous pouvez l’acquérir jusqu’au 4 janvier à 17h 30 “dividende attaché”. Le 6 janvier, au moment de la première cotation, le dividende est crédité sur votre compte et, après, le titre est côté “dividende détaché”. Et parallèlement le 6 à l’ouverture le cours du titre sera amputé du montant du dividende sans que cela fasse apparaître une baisse du cours !

Rien ne vous empêche de revendre l’action le lendemain ! C’est la règle, il n’y a aucune durée de détention minimale à respecter.

Comment savoir à quelle date un divendende va tomber ?

Le versement s’effectue périodiquement, c’est l’assemblée générale qui décide de la ou des dates de versement. En France  le dividende est versé en générale une fois par ans.

Date de détachement et date d’encaissement  :

Attention de bien distinguer ces deux dates qui peuvent ne pas coïncider. C’est systématiquement le cas lorsque la société distributrice propose à ses actionnaires le choix entre le paiement du dividende en titres émis à cette occasion ou en espèces. Vous n’êtes pas obligé de garder l’action jusqu’à la date de paiement pour toucher le dividende !

Influence sur les ordres passés le jour du détachement :

Les ordres de bourse que vous auriez passé sur une valeur et qui seraient valides dans le carnet d’ordres durant la distribution du dividende, tiendrons compte du réajustement de l’action. Vous n’aurez rien à effectuer, votre intermédiaire financier se chargeant automatiquement de cette opération.

Remarque : même si les produits dérivés ont pour support des actions, en tant que détenteur de ces produits vous ne percevrez pas de dividende, par contre la valeur de l’action étant ajustée le jour du versement, une incidence est visible dans leurs cotations.

Dossier pour les petits porteurs.

       Depuis Aout 2007 et la crise des subprimes de nombreuses places boursière internationales se sont orientés à la baisse. La bourse a fait du Yoyo set à le Cac a terminé péniblement l’année avec une performence nul. Tout le monde s’est intérogé sur la perspective d’un véritable crack et comme on le sait la bourse n’aime pas l’incertitude.

Lorqu’on est petit porteur (20% des français) comment peut-on s’y retrouver dans un univers pareil ?

     La bourse est un exercice assez difficile car ça bouge dans tout les sens très vite et de manière intertionalisé. On a affaire à des investisseurs qui fonctionnent comme quelqu’un qui irrait faire ses courses au super marché et qui verrait sur sa liste de commission 10% réduction sur les yaourts mais à peine arrivé aux yaourts celui-ci entend déjà -30% sur les radis. Il doit toujours chercher en permanence à essayer de maximiser son rendement avec l’argent qu’on lui a prété.

     Les investisseurs professionnels deviennent souvent dingues et comme ils veulent pas le rester très longtemps ils se disent “Vaut mieux que je fasse comme tous les autres plutôt que je fasse ce que j’ai décidé moi même. Tout le monde va sur les yaourts alors que je sais qu’il y a une meilleurs promo sur les radis mais je vais quand même sur les yaourts.  “Il vaut mieux que j’ai tort avec les autres que raison tout seul.”

     En bourse on peut se tromper :
- soit de bonne fois parce qu’on est mal informé, ou qu’on est victime de ce phénomène psychologique.
- soit parce qu’on est victime de publicité mensongère : on est orienté volontairement vers des actions poubelles, ou des produits risqués.

A quoi sert la bourse ?

       La bourse sert à faire fonctionner ce qu’on appelle le capitalisme mondialisé. Elle permet aux entreprises de se financer, d’investir, en mettant directement en contact l’offre et la demande de capital. Elle rassemble des gens souhaitant placer de l’argent en commun pour investir dans des entreprises pour les aider à naître ou à se développer. C’est un outil indispensable au fonctionnement du capitalisme.

Les petits porteurs souvent les victimes :

       Les petis porteurs sont essentiellement confrontés a un problème d’information . De plus les français n’aiment pas le risque. C’est pourquoi les banques et certains conseillers financiers les masquent. 

      Malheuresement il y a des cas de malveillances où des banquiers et conseillés qui sont rémunérés en fonction de ce qu’ils vont vendre ont intérêt à orienter le plus possible les gens vers certains produits. En 2000 les petits porteurs n’ont jamais été aussi mal orienté vers des produits “poubelle” alors qu’il y avait une menace de crack boursier. On leur proposait des rendements à des taux faramineux qui n’étaient absolument pas garanties . Ces gens on perdu leur argent. De même à la fin du crack, certains professionnels disaient de vendre alors que c’était le moment d’acheter. L’AMF oblige maintenant les banques d’attirer l’attention sur les facteurs de risques mais il n’y a pas de lois qui protège aujourd’hui les victimes de ces escroqueries.

       Il y a des infos qu’on nous donne minute par minute qui ne sont parfois que des rumeurs qui sont là pour faire bouger les choses, occuper les gens. On est dans un cercle où ne s’y retrouvent que des investisseurs qui sont habitués à jouer avec ce genre d’informations et qui surtout ont des produits qui leurs permettent de se couvrir. Ainsi, personne n’a les même cartes que les autres. Les gros peuvent perdre mais ont les moyens de gagner plus d’argent que les autres.

Les grands analystes des grandes sociétés ont les moyens de faire monter ou baisser artificiellement un marché :

Comme l’information n’est pas parfaite, on va croire celui qui “sait”. Certain vont le suivre bêtement.  C’est ce qui fait qu’il y a des mouvements de masses comme ce qui s’est passé par exemple en mars 2007 quand Allan Greenspan (ancien président de la reserve federal américaine) sortit de sa retraite pour dire qu’il y aura peu être une recession aux Etats- Unis alors qu’il n’y avait absolument rien. Cet homme payé 150 000 euros par conférence n’a peut être tout simplement fait que de la spéculation.

Autrefois on avait les résultats annuels des sociétés et on faisait des prévisions sur un ans , deux ans voir cinq ans. Maintenant les sociétés font des previsions sur le chiffre d’affaire mensuel et sur le resultat trimestriel.

Par exemple on juge le chiffre d’affaire d’une société comme Alstom sur un trimestre alors qu’il  faut 4 ans pour construire une centrale electrique. On juge simplement que si le chiffre est inférieur au consensus il faut vendre alors que c’est complètement stupide. C’est là aussi qu’il faut savoir être contrariant c’est à dire ce dire que “quand tout le monde vend, j’achète et quand tout le monde achète, je vends.”

Est-il toujours intéressant de souscrire une assurance-vie lorsque la conjoncture boursière n’est pas favorable ?

     Souvent on vous annonce un produit qui est garanti et le banquier qui vous vend ce type de produit joue sur les termes. On peut avoir une garantie de 20% mais cette garantie est faite en fonction de l’indice. Si l’indice chute vous perdez de l’argent. Il faut aussi prendre en compte des droits d’entrée des droits de sortie et des frais de gestions qui profitent aux banques. Il ne faut pas oublier les prelevement sociaux (11%) et la taxe de 7,5% qui s’applique à la sortie du contrat.

Comment expliquer que l’action d’une société monte lorsqu’elle annonce des licenciements ?

       Quand on achète une action en bourse c’est parce qu’elle va faire des profits. En règle générale lorsqu’une société licencie c’est qu’elle veut réduire ses couts, qu’elle veut s’installer par exemple en Chine parce que ça coute moins cher et donc, bien souvent, elle va continuer à vivre est à faire plus de profit. Malheuresement les entreprises licencient en France pour embocher à l’étranger. Elles créent des emplois à l’étranger pour des raisons économiques : taxes élevées, marché de travail trop rigide, mais surtout car elles vendent de plus en plus à l’étranger.

Les petits porteurs sont-ils bien conseillés par les banques ?

       Le problème est que le conseiller financier n’a qu’une formation de vendeur. Il vous vend des produits financiers comme si on vendait des chaussures. Lorsqu’on vous vend des machines à lavées il y a un service après vente et ce n’est pas le cas en bourse…

Une crise comme celle de 1929 peut-elle se reproduire ?

        On a des réactions beaucoup plus rapides aux crises que l’on traverse. La bulle financière des télécoms, d’internet, de l’immobilier est géré de façon plus rapide. De nos jour, il y a une forte réaction des banques centrales. Si jamais il y a un crack les banques centrales peuvent baisser les taux pour relancer la machine. C’est pourquoi il n’y a pas de risque de récession mondiale. En 1929 il y avait une vrai crise économique à l’époque qui correspondait à ce crack financier.

Tutoriel : Les points pivots

La technique des “points pivots” est une méthode de trading relativement ancienne. Elle est pourtant largement utilisée encore par les professionnels à cause de son efficacité. ses domaines de prédilection sont les marchés de matières premières et les futres. Ell est également très efficace sur les titres dont le marché est très liquide comme Alcatel, France télécom ou Business Object.

Son principe repose sur l’existence de niveaux de cours psychologiquement importants pour les invesisseurs et les spéculateurs habitués à traiter la valeur ou l’indice. Une fois ces niveaux mis en évidence, l’intervenant les utilisera pour déterminer la tendance ou se positionner sur un seuil donné jugé important pour les autres intervenants.

La théorie des “points pivots” repose sur cinq niveaux importants : un pivot, deux supports et deux rsistances.

Calcul des “points pivots” :

Pivot = (Ph + Pb +C) /3
S1 = (2x Pivot) - Ph
S2 = Pivot - (Ph-Pb)
R1 = (2x Pivot) - Pb
R2 = Pivot + (Ph - Pb)

S1 et S2 sont les deux supports
R1 et R2 sont les deux résistances
Ph : cours le plus haut de la veille
Pb : Le plus bas
C : le cours de clôture.

utilisation dans le cadre du trading :

Le fait que de nombreux traders suivent la méthode et agissent de la même façon lorsque l’on touche ces niveaux spécifiques, renforce la réactivité de ces seuils aux changements de tendance où à l’accélération  de la tendanceen cours selon les cas.

Le niveau le plus important est le pont pivot. Globalement, toute évolution des cours au-dessus du point pivot signifie que l’on est dans une tendance positive. A l’inverse, toute évolution sous ce niveau indique que la tendance est plutôt sur un biais négatif.

Principe d’utilisation : on passe acheteur lorsque les cours franchissent le pivot à la hausse et on passe vendeur lorsque les cours cassent le pivot à la baisse. Les objectifs du mouvement sont donnés par les niveaux de supports (S1 et S2) et résistances (R1 et R2) 

Tutoriel : Les volumes

Chaque cotation instantannée représente un cours et un volume d’échange.  Cette unité de volume représente les interventions de deux personnes : un acheteur et un vendeur. Cet évènement unitaire a permis que des titres changent de main.

Les volumes sont généralement représentés en bâtonnets en dessous de la courbe des cours. Des volumes en hausse ont tendance à confirmer une dendance alors que des volumes en baisse peuvent le remetre en question.

Plus les volumes sont élevés, plus des gens sont concernés par ce qui se passe et sont affectés par les changements intervenus par la suite. Retenons le plus important :

Un niveau de volumes d’échanges particulièrement élevé marque souvent le début d’une nouvelle tendance si cela se produit au même moment ou juste après la cassure d’un support ou d’une résistance importantes. C’est particulièrement vrai  si le titre n’a pas fait grand-chose au cours des mois qui précédent. Si la tendance qui précède est un mouvement bien établi, une forte augmentation des volumes indique plutôt la fin de ce mouvement.

Lorsque ces volumes sont excessuvement élevés, disons à plus de trois fois la moyenne quotidienne, ils indiquent un état d’excitation du marché. Lorsque cela se produit à la hausse, cela correspond le plus souvent au moment où une partie des investisseurs et des spéculateurs est touchée par la fièvre acheteuse. Cela arrive toujours après une bonne période de hausse ininterrompue des cours, qui finit par persuader les investisseurs que la hausse est installée pour longtemps. ils finissent par se ruer à l’achat entrainée par une confiance démesurée dans le marché.

Si la confiance ne parait suffisante dans le public, les banquiers et les professionnels du marché feront ce qu’il faut pour l’aider à s’installer. Les analyses très généreusement optimistes sont publiées dans la presse spécialisée et les grands médias prendront le relais pour vanter les gains réalisés par le marché et finir par persuader les plus indécis d’acheter.

 A ceux-ci, il convient d’ajouter également la participation active des vendeurs à découvert malheureuxqui avaient attaqué le marché trop tôt. Jugeant celui-ci surévalué, certains spéculateurs et Hedge Funders vendent à découvert des actions surcotées dans le but de les racheter moins cher et encaisser le différentiel.. Seulement, si le marché entre dans un état d’euphorie et perd les pédales comme en 2000, ils sont obligés de racheter leurs positions dans l’urgence et participer ainsi  àl’amplification des volumes et de la hausse.

Si la hausse des volumes intervient après un long marché baissier, cela indique que les investisseurs ont complètement perdu le moral et pensent que le marché va aller beaucoup plus bas encore. Dans le même temps, les vendeurs à découvert, auréolés de succès, ouvrent des nouvelles positions vendeuses à tout va, pensant que le marché ne fait que commencer de baisser.

Il y a enfin l’action des intermédiaires boursiers et autres “Market malers” (Faisseurs de marché en français !) qui découle directement du niveau des volumes. Il est intéressant de rappeler le principe selon lequel l’organisation du marché est faite de telle sorte qu’elle doit rapporter de l’argent aux gens qui l’ont “organisé”. Elur première source de revenus officielle est le courtage sur les transactions. Plus il y a des transactions, plus ils gagnent de l’argent. Jusque là il n’y a rien à dire, ils font leur métier et empochent leurs honoraires. Pour maximiser leurs gains, ils doivent maximiserle nombre de transactions en favorisant la rencontre entre acheteur et vendeurs. C’est la raison pour laquelle, ils poussent les cours dans un sens puis dans l’autre à la recherche de volumes de transactions plus élevés.

Ainsi, il devient aisé de comprendre que les divergences sur les cours et les volumes ont tendance à se produire sur les points critiques. Quand les cours montent pour réaliser de nouveaux plus faurs alors que les volumes baissent, cela indique que la poursuite de la hausse attire moins d’intérêt. Les intermédiaires vont devoir probablement pousser le marché dans l’autre sens pour trouver plus de transactions. De la même façon, lorsque les cours réalisent de nouveaux creux et que les volumes diminuent, cela montre que des cours plus bas n’inéressent pas dans monde. Un renversement haussier debient probable.

Les investisseurs et les traders professionnels accordent une importance primordiale aux volumes. Les indicateurs techniques les plus perspicaces tiennent compte des volumes.

Analyse par phases

Que sont les 4 différentes phases que l’on trouve souvent sur les analyses graphiques ? Vous ne connaissez peut-être pas l’analyse par phases de Stan Weinstein qui est pourtent très souvent utilisée sur les marchés financiers.

Vous trouverez ici un tutoriel complet et très bien réalisé sur cette stratégie d’investissement par phases

Voilà une illustration pour comprendre à quoi correspondent les phases (cliquez sur l’image pour voir l’étude complète par Peppermint :

analyse par phase

Stratégies d’investissement à garder en tête :

  • Ne pas acheter un titre sans avoir étudié son graphique;
  • Ne pas acheter un titre qui se trouve au-dessous de sa moyenne à 30 semaines;
  • Ne pas acheter un titre trop loin dans une phase d’avancée;
  • Ne pas acheter un titre sur la publication de nouvelles;
  • Ne jamais acheter une action sur le simple fait qu’elle paraît bon marché;
  • Ne jamais acheter un titre dans une tendance baissière (phase 4) sur un graphe;
  • Ne jamais conserver un titre dans une tendance baissière (phase 4).
  • Acheter un titre en amorce de phase 2;
  • Acheter un titre en phase 2, après une période de consolidation;
  • Acheter un titre qui a un bon volume sur la cassure et/ou après la cassure.

La chasse aux stops

Comment les traders pros manipulent les cours : 

Après vous avoir expliqué comment l’infos financière vous manipule je voudrais vous parler d’un autre type de manipulation pratiqué cette fois-ci par les traders professionnels : La chasse aux stops.

Les intervenants professionnel prennent connaissance d’une nouvelle de nature à faire grimper le cours de l’action. Ils ont donc besoin de beaucoup de papier, mais où le trouver sur une action peu liquide ? Tout simple au niveau des stops loss qu’ils visualisent. Ils peuvent ainsi profiter d’une période assez calme, avec des carnets d’ordres relativement démunis, pour aller chercher vos stops en lançant par exemple de gros ordres ATP en vente à découvert de façon à toucher nos stops loss. Comme il n’y a personne en face, la baisse s’accélère et eux se positionnent à l’achat. L’opération a duré quelques secondes et ils ont empoché le % à l’aller et au retour. C’est comme du vol organisé et ça marcge à tous les coups !!

Ils vadent ATP (A Tout Prix) ce qu’il faut pour atteindre la zone, les stops loss une fois touché passent en ATP, comme il n’y a personne en face, la baisse s’accélère et eux se positionnent à l’achat. L’opération a duré quelques secondes et ils ont empoché le % à l’aller et au retour. C’est comme du vol organisé et ça marche à tous les coups !!

Prenons un exemple concret: vous avez acheté 1 000 titres à 20 euros au-dessus d’un support, vous escomptez un bénéfice de 3 euros par action et vous avez positionné un stop vente à seuil à 9,15 pour 1 000 titres.
Cela signifie que, dès que le cours atteindra 19,15 euros, et cela même pour un seul titre échangé, vos mille titres seront vendus ATP, sans aucun contrôle du cours.
C’est d’ailleurs le principe même du stop de protection de permettre de liquider la totalité de la position.
Imaginons maintenant qu’il est 12 h 15, que le titre cote 20,25, tout va bien, vous allez déjeuner en laissant votre stop.

De retour à 14 heures, le cours est à 20,50 euros. Vous souriez mais pas pour longtemps. Vous vous rendez compte que vous n’êtes plus sur le marché.
Vos titres ont été tous vendus et à 18,50 ! Comment est-ce possible?

Vous avez tout simplement été victime de ce que l’on pourrait appeler un « écrémage» de carnet d’ordre!
En effet, l’activité du titre était très faible et il n’y avait que 3 000 titre présents à l’achat entre le cours coté 20,25 et votre niveau de stop 19,15.
Le professionnel voit vos 1 000 titres, a priori bien à l’abri sur 19,15.
Ils attendent sagement une vente qui ne devrait pas se faire, ils ne ont pas dans le carnet d’ordre.
Mais hélas, le professionnel les veut ainsi que d’autres qu’il peut voir sur ces niveaux.
On cote 20.25 et non 19.15 alors comment peut il faire pour s’emparer de ces titres?
Très simple lorsqu’on a les moyens.
Il passe deux ordres.
Il place d’abord un gros ordre d’achat par exemple à 18,50 pour 15 000 titres et il envoie peu après un gros un gros ordre de vente ATP de 5 000 titres.
Résultat de ces opérations, les 3 000 titres présents entre 20,25 et 19,15 disparaîtront illico du carnet d’ordre, 19,15 est alors coté, votre ordre devient une vente ATP et tous ces titres issus des ventes stops sont récupérés à 18,50 par le gros ordre d’achat.
Le procédé est astucieux, car vos 1 000 titres, étant vendus en ATP, seront susceptibles de déclencher par la baisse des cours qu’ils occasionnent brutalement à une heure creuse, d’autres ordres de ce type, par un effet boule de neige et grossir le butin du professionel.

Étant donné qu’il n’y a pas de consensus vendeur et que bien sûr le professionnel est fortement acheteur sur la valeur, le cours remontera rapidement et le professionnel se retrouve alors en possession de vos 1000 titres à 18,50 alors lue l’on cote 20,50 !
C’est la loi du plus fort!

En fin de séance la valeur cotera 21,15 et vous avez perdu une partie de votre capital.
Sur le graphique, vous verrez un bar-chart avec une extrémité basse prolongée réalisant une magnifique figure de ressaut à travers ce beau support que vous aviez vu sur 20 euros.
Pour couronner le tout, le plus bas coté sur la séance était bien 18,50 et c’ est vous qui avez vendu au plus bas!
Certes, je raconte cela avec une certaine ironie, mais c’est de l’autodérision, parce que, comme d’autres, j’ai déjà vécu ce type de mésaventure qui laisse un souvenir assez amer …”

Comment l’info financière vous manipule

 En bourse il existe deux catégories d’investisseurs,

Il y a ceux qui lisent les infos boursières et il y a ceux qui les écrivent…

Lorsqu’on investit en bourse, s’informer un minimum est indispensable ! L’information boursière est dans ce sens utile et nécessaire mais il faut savoir faire le tri. Il est normal que les fabricants de nouvelles soient au courant avant le lecteur. Que certains en profitent c’est humain mais nous les petits porteurs en sommes les victimes.

Vous remarquerez que le cours de bourse d’une action se rapproche d’un maximum lorsque les conseils et les recommandations positives atteignent un pic. Le but, faire acheter aux petits porteurs quand les gros porteurs ont besoin de prendre leurs bénéfices. Inversement, lorsque la déprime règne, vous pouvez vous assurer que le titre est proche d’un point bas.

Regardez le nombre de recos positives de France Telecom qui ont été émises lorsque il était à 26 euros (voire 100 euros avant a bulle).

Par contre quand FT était à 16.5 on a eu Boursorama et d’autres qui ont émis la notation ‘restez á l’écart’ (en gros ne touchez pas à l’action, les bénéfices c’est pas pour vous). Et pour ce genre de recos on entends jamais d’excuses…

FT est loin d’être une exception, on a vu la même chose sur Infogramme, Total, Suez, Casino, Rally, Eads, GDF, EDF et j’en passe.

Parmis les grands spécialistes ‘écriveurs d’infos’, on à dans les plus nocifs, le journal investir, Exane, DB, et j’en oublie.

Quand ces ‘écriveurs d’infos s’interressent trop à une action, et qu’ils essaient de vous influencer à l’achat ou à la vente d’un titre vous avez deux options: vous faites l’inverse, ou vous restez à l’écart si vous craignez le risque (évitez bien entendu les titres qui risquent réellement de déposer le bilan).

Vous remarquerez aussi la mention “meilleurs que prévu” (par qui?) ou “moins bon que prévu” lors de la publication des résultats. Si cette mention est signalée avant l’ouverture du marché vous pourrez être quasiment certain que le marché ira dans le sens inverse de la mention en question.

De même, vous constaterez de façon générale que plus l’objectif de cours est proche du cours réel voire déjà dépassé, meilleure est l’évolution haussière du titre. Exemple sur CFF, Carbone Loraine, Métaleurop, Areva. Et inversement on a par exemple du potentiel de 40% sur soitec qui ne se concrétise point depuis 6 mois.

Ainsi, les fameux écrivains d’infos, c’est pas nous les petits porteurs, c’est ceux qui gèrent des milliards d’Euros, qui ont les moyens de faire virer un PDG qui n’obéit pas, qui émettent des opinions que tous les journaux se sentent obligés de publier (car un gros client qui paye bien on est bien obligé de le soigner).

La raison avancée par les chartistes pour prendre des décisions sur la base de l’évolution du cours et des volumes plutôt que sur celle des infos disponibles, c’est justement celle-là : quand l’info est disponible, les initiés ont déjà agi.
C’est pourquoi des mouvements de cours qu’on n’expliquent pas s’éclairent souvent après donc un peu tard.

J’ai souvent remarqué cela à mon profit. Je ne fais souvent rien sans une conviction forgé sur le graphe.
Les fondamentaux donne le sens, le graphe donne le timing, puis les news donnent le signal soit de départ de la fusée, soit d’extinction des feux…
Enfin tout simplement, les journaux sont suiveurs car ils n’aiment pas avoir tord.

Pour résumer, je me permettrais un conseil pratique : Si vous voulez prendre une décision, regardez sur le forum de l’action, si il est bien vide ou que les gens sont au bord de la crise de nerf ou complétement déprimés, que l’analyse graphique vous conseille de vendre, que l’avenir du groupe c’est que vous n’avez pas fait de bénefs hier, vous avez probablement un titre intéressant à acquerrir. Une seule règle néanmoins, n’achetez pas au SRD, car vous avez souvent un titre manipulé… (mais les manipulation ne durent pas indéfiniment).

Et finalement sachez une chose, il n’y a rien de gratuit dans ce monde, si quelqu’un à une bonne idée sur un titre (car il a une info que vous n’avez pas) il ne la partagera pas avec vous avant d’avoir lui même bénéficié de cette info.

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